En septembre, on jase arthrose

C’est le mois de la sensibilisation de l’arthrite. Profitons-en pour démystifier cette condition courante et pour vous offrir quelques pistes de solution pour vous soulager. Qu’est-ce que l’arthrose/arthrite ? D’abord, le mot arthrite vient du latin arthro (articulation) et du suffixe ite (inflammation) et signifie donc inflammation de l’articulation. Lorsqu’on parle d’arthrite, on fait référence à une large famille d’affections articulaires assez variées, dont l’arthrite rhumatoïde, l’arthrite psoriasique, la spondylite ankylosante et bien sûr l’ostéoarthrite, communément appelée arthrose. L’arthrose est de loin l’affection la plus courante, touchant un Canadien sur 10. Il s’agit d’une dégénérescence du cartilage qui recouvre les extrémités osseuses formant les articulations. Imaginez le cartilage intact, telle une belle glace de patinoire bien lisse après le passage de la Zamboni. En comparaison, le cartilage touché par l’arthrose aura plutôt l’apparence de la surface glacée rayée de fissures après la première période d’un match de hockey ! L’arthrose peut toucher toutes les articulations du corps, mais plus souvent les mains, les genoux, les hanches et la colonne vertébrale. Les symptômes sont des raideurs matinales, de la douleur, une enflure avec une réduction de la mobilité ainsi que des crépitements dans l’articulation. Certains facteurs peuvent nous prédisposer à l’arthrose notamment l’âge, les facteurs génétiques, le surpoids, une blessure ou de la surutilisation des articulations.  Prévenir et soulager l’arthrose On ne peut guérir l’arthrose, mais on peut la freiner et en gérer la douleur. Les professionnels de la Clinique Hévéa vous offrent leur expertise pour vous aider à gérer les désagréments qu’elle cause.  Tel le pneu d’une roue mal alignée qui s’usera prématurément à cause de la friction qui s’exerce sur lui, les articulations qui subissent un stress anormal souffriront d’une dégénérescence prématurée. Un genou qui a subi un traumatisme pendant l’adolescence, une entorse cervicale subie dans un accident d’automobile ou une mauvaise posture à long terme peuvent entraîner des stress mécaniques qui prédisposent à l’arthrose. Justement, votre chiropraticien peut déceler ces dysfonctions biomécaniques et les corriger par des ajustements articulaires et ainsi limiter les stress articulaires excédentaires.   Telle une penture de porte bien lubrifiée et bien utilisée, une articulation aura tendance à mieux fonctionner si elle est utilisée. C’est pourquoi l’activité physique contribue à garder les articulations mobiles et à développer la force des muscles qui les supportent. La physiothérapie peut vous offrir un programme d’entraînement personnalisé ainsi que des conseils spécifiques liés à vos activités sportives préférées pour éviter les blessures et les surcharges à vos articulations. Aussi, au moyen de mobilisations articulaires et de techniques musculaires, elle visera à augmenter la mobilité et la souplesse et ainsi améliorer les symptômes du patient. Pour savoir comment la physiothérapie peut vous aider, consulter ces fiches d’informations sur le site de la Word Physiotherapy. L’acupuncture, quant à elle, par son action locale, augmente la circulation sanguine au site de douleur ce qui permet aux tissus articulaires d’être mieux nourris et aux muscles de s’assouplir. Elle a un aussi un effet global de réduction de la douleur via son action sur le système nerveux central. La recherche sur le soulagement des symptômes de l’arthrose par l’acupuncture a démontré que celle-ci aide à réduire la douleur et augmente la mobilité, autant à court terme (13 semaines) qu’à long terme (plus de 12 mois).  Consultez le site de la Société d’arthrite Canada pour en apprendre davantage sur les bienfaits de l’acupuncture en cas d’arthrite. Gérer l’effet de la douleur sur mon moral Nous sommes consicents que la douleur et les désagréments associés à ces conditions articulaires peuvent miner votre quotidien.  Dans ce cas, notre travailleuse sociale peut vous offrir une écoute attentive en plus de vous suggérer des outils pour aborder plus sereinement la douleur aiguë ou chronique en lien avec votre condition physique. De plus, elle peut vous diriger vers des ressources ou des groupes de soutien ou vous mettre en contact avec d’autres individus qui vivent une situation semblable. Enfin, elle peut vous aider à gérer le stress ou l’anxiété et à mieux vivre avec les différentes émotions présentes, l’acceptation de la maladie ou le deuil d’une vie sans douleur.   Vous expérimentez de la douleur en raison de l’arthrite ? Consultez un de nos professionnels pour vous aider à gérer les symptômes qui y sont associés.

Sac à dos : ne chargez pas vos enfants comme des petites tortues !

Son sac à dos accompagnera votre enfant tous les jours pendant la nouvelle année scolaire. Il vaut donc la peine d’y prêter une attention particulière pour commencer la rentrée du bon pied. Il est bien connu que l’utilisation régulière d’un sac à dos mal ajusté peut occasionner des douleurs aux épaules, au dos ainsi que des déviations posturales. Les professionnels de la santé sont témoins des conséquences des charges appliquées sur le squelette, notamment sur les petits corps en développement. Vous avez probablement déjà observé des écoliers marchant en position penchée vers l’avant pour équilibrer un sac à dos trop lourd. Ou encore dont le sac frappe les fesses à chaque pas. Vous voulez vous assurer que l’accessoire scolaire numéro un de votre enfant corresponde bien à ses besoins et est confortable pour lui? Nous vous rapportons ici les conseils de notre équipe et de l’Association des Chiropraticiens du Québec pour faire un bon choix et une bonne utilisation du sac à dos. Bien choisir son sac à dos Comme un vêtement, le format du sac à dos doit être choisi en fonction de la taille de l’enfant et être bien conçu. Votre enfant doit donc être présent pour l’essayage!  On se procure un sac dont le dessus ne dépasse pas les épaules et le fond n’est pas plus bas que les hanches. Il est important que le sac ne soit pas accoté sur les fesses. Voici les caractéristiques à rechercher: — À vide, le sac devrait être le plus léger possible : tout ce qui est mis dans celui-ci s'ajoutera au poids final — Des bretelles rembourrées et facilement ajustables — Les bretelles doivent avoir au moins 5 cm de large pour bien répartir le poids sur celles-ci — Le matériel doit être résistant et la partie contre le dos aura intérêt à être rembourrée pour plus de confort — Des ceintures ajustables aux hanches et à la poitrine aident à une meilleure posture — Les sacs avec compartiments et pochettes aident à mieux répartir les effets, et le poids par la même occasion Voici une courte vidéo instructive produite par l’association des chiropraticiens du Québec.  L’art de bien ajuster le sac à dos Un bon sac à dos ne remplira son rôle que s'il est ajusté adéquatement. Placer quelques livres dans le sac pour effectuer les ajustements de sangles au début de l’année scolaire. Revérifier régulièrement en cours d’année que les ajustements sont toujours adéquats : ceux-ci peuvent se désajuster, mais il est encore plus probable que c’est votre enfant qui a grandi ! Voici quelques conseils pour les ajustements : — Ajuster les bretelles de façon à ce que le dessus du sac ne dépasse pas les épaules et que le fond ne soit pas plus bas que les hanches. — Il ne faut pas que le sac soit trop serré : on devrait pouvoir glisser une main entre le sac et le dos — S’il est bien conçu et ajusté, les bretelles ne devraient pas être serrées sous les bras — La ceinture de taille doit être bien appuyée sur les hanches — Certains sacs ont des sangles qui permettent de rapprocher le poids du sac plus près du dos de l’enfant. Ajustez-les bien ! Astuces pour le chargement du sac Maintenant que votre enfant a un sac bien ajusté, aidez-le à apprendre à bien l’utiliser et à savoir comment bien l’installer lui-même sur son dos. — Toujours mettre les objets plus lourds près du corps — On doit aussi répartir le poids des deux côtés — Prendre soin de ne charger que ce dont l’enfant a besoin pour sa journée — On s’assure de décharger du sac ce qui ne sert pas. Les enfants ne sont pas des petites tortues qui portent leur maison sur leur dos ! Ils ont tendance à tout vouloir mettre dans leur sac. Vous seriez surpris•e si vous déposiez le sac sur une balance ! À ce sujet, le poids maximum du sac devrait être de : — 10 % du poids d’un•e élève de niveau primaire — 15 % du poids d’un•e élève de niveau secondaire L’idéal, quand on met son sac, est de l’avoir préalablement déposé sur une surface à hauteur des hanches, d’enfiler une bretelle après l’autre et enfin de boucler la ceinture de taille puis celle à la poitrine. Il arrive plus souvent qu’on doive mettre le sac à partir du sol. Le mieux est de plier les genoux et d’utiliser nos jambes pour se lever en gardant le dos droit. Il est important d’éviter de «swinger» le sac pour enfiler la deuxième bretelle. Pour la même raison qu’on recommande d’équilibrer la charge des deux côtés, on devrait ne pas porter le sac sur une seule épaule. Ce déséquilibre pourrait occasionner des troubles de postures, affecter la démarche et blesser le dos. Des douleurs aux épaules, au cou ou au dos ? Si vous remarquez que votre enfant se tient mal avec son sac sur le dos, penche sur un côté ou vers l’avant, utilise une main sous son sac pour le soulever, ou encore qu’il se plaint de douleur au cou, aux épaules ou au dos, c’est que le sac à dos doit possiblement être changé, allégé ou mieux ajusté. Revérifier que le poids du sac ne dépasse pas la limite recommandée et que les items sont bien répartis dans le sac, que les sangles sont bien ajustées, qu’il utilise les utilise bien. Si vous ne trouvez pas d’explications ou de solutions en corrigeant l’utilisation du sac à dos, le problème a peut-être une autre source. Les malaises au cou et au dos sont courants chez les jeunes, ils ne sont pas réservés qu’aux plus vieux! Les sports, la posture assise prolongée à l’école, les inévitables chutes et coups au parc ou dans la cour d’école, sans compter les heures passées la tête penchée sur une tablette, entrainent fréquemment des malaises et distorsions aux jeunes squelettes. Fort heureusement, la plupart de ces malaises peuvent se corriger aisément et rapidement avec un peu d’aide. Si quelque chose vous inquiète chez votre enfant, n’hésitez pas à consulter auprès de nos professionnels chez Clinique Hévéa pour une évaluation et des conseils personnalisés. Bonne rentrée scolaire!

Apprivoiser l'anxiété

Le pourcentage de personnes anxieuses ayant atteint des sommets pendant la pandémie, nos deux professionnelles en santé mentale chez Clinique Hévéa souhaitent vous partager quelques informations sur cette condition. Est-ce normal, ou pas, d’avoir des épisodes anxieux ? Saviez-vous que tout le monde éprouve un jour ou l’autre de l’anxiété ? Elle permet de nous adapter à certaines situations qui pourraient être dangereuses ou inquiétantes. Chercher à l’éliminer complètement devient donc utopique. Elle disparaît graduellement dès que notre quotidien reprend son cours régulier. Voir les symptômes qui y sont associés.  À quel moment l’anxiété devient-elle trop envahissante ? Un état anxieux qui perdure n’est pas souhaitable, surtout si cet état vous empêche d’accomplir vos tâches de la vie quotidienne ou de participer à des rencontres entre amis. L’anxiété devient donc un problème lorsque : elle ne disparaît pas quand la situation préoccupante revient à la normale ; elle occasionne un niveau de détresse important ; elle n’est liée à aucun événement de vie, c’est-à-dire qu’elle apparaît sans raison ; elle préoccupe continuellement la personne ; elle empêche la personne de fonctionner et d’agir normalement au travail, en société ou dans d’autres domaines de la vie quotidienne. Source : À propos des troubles anxieux   Quand consulter ? N’attendez pas d’être complètement envahi par vos symptômes pour consulter. En effet, plus la personne consulte tôt, plus le rétablissement sera rapide. En consultant un professionnel en santé mentale, vous disposerez de nouveaux outils pour affronter ces situations anxieuses et vous pourrez identifier la source de cet état afin d’en éviter les manifestations. Surtout, n’hésitez pas à consulter si vous vivez de la détresse ou si vous avez de la difficulté à assurer vos responsabilités sociales, professionnelles ou familiales. Quelques idées ressources proposées par Chantal et Annick pour vous aider à calmer l’anxiété passagère Balado Tout pour être heureux, de la fondation Jasmin Roy. Proposés par Nicole Bordeleau, des dizaines de balados avec des réflexions, exercices de respiration et méditations sur des thèmes reliés à l’anxiété. Livres Bye Bye anxiété : 101 exercices pour mettre fin aux peurs, angoisses, phobies et autres paniques !, Tanya J. Peterson, Saint-Jean Éditeur. Je pense trop. Comment canaliser ce mental envahissant, Christel Petitcollin. Éditions de l’Homme. (insérer le lien) Par amour du stress, Sonia Lupien. Éditions au carré. (insérer le lien) Pour aller plus loin Vous souhaitez mieux comprendre ce qui se cache derrière vos symptômes d’anxiété et prévenir les épisodes anxieux qui persistent ? Nous vous invitons à consulter les fiches de nos deux professionnelles en santé mentale et à prendre rendez-vous. Annick Germain, travailleuse sociale Chantal Messier, ergothérapeute et stagiaire en psychothérapie

Quelques astuces pour jardiner sans s’occasionner de blessures

L’hiver et ses maux de dos occasionnés par le pelletage sont enfin derrière nous.  Mais attention!  Le jardinage comporte aussi son lot de désagréments et de blessures potentielles.  Voyons comment rendre le jardinage sécuritaire et agréable pour le squelette. Tout d’abord, échauffez-vous ! Avant d’entreprendre une activité, s’échauffer demeure toujours une bonne idée, surtout si vous ne l’avez pas pratiquée depuis longtemps.  En effet, les muscles et tendons qui n’ont pas été sollicités depuis un certain temps pourraient être « surpris » de l’effort soudain que vous leur imposez. Faites des pauses Pris d’enthousiasme pour le jardinage, vous pourriez ne pas voir le temps passer.  Penser à modifier votre position et à vous dégourdir toutes les 20 minutes ou moins.  Écoutez les signaux que vous envoie votre corps.  Un tiraillement, un engourdissement ou des fourmillements se font sentir?  C’est le moment de changer de bouger ou de faire une pause.  Dans ces moments de pause, profitez-en pour respirer efficacement et pour vous hydrater.  C’est souvent au grand soleil que le jardinage se fait. Attention aux objets lourds Le jardinage peut ressembler à une activité inoffensive, mais elle comporte tout de même son lot de risques.  Soulever des jardinières, des sacs de terre et de paillis peut occasionner des blessures si le mouvement n’est pas fait de manière ergonomique.  Pour ne pas vous blesser, pensez à prendre l’objet près de votre corps, à écarter les pieds à la largeur des épaules et à plier les genoux tout en gardant le dos droit.  Veillez à ne pas pivoter.  Soyez vigilants.  Si l’objet est trop lourd, ne le soulevez pas. Enfin, variez les tâches Pensez à vous faire un plan des tâches de jardinage pour ne pas rester trop longtemps dans la même position.  Aussi, cela vous permettra de faire une pause, de vous étirer, de respirer et de vous hydrater. Gardez sous la main le diagramme ci-dessus qui vous rappelle comment bien entreprendre une journée de jardinage. Bon été dans les plantes et dans les fleurs ! Et en cas de blessures, consultez un de nos professionnels qui vous aidera à vous remettre sur pied !